Contexte : “Les immatériaux : vingt ans après” exposer
l'art numérique, centre pompidou (petite salle)
Date : dimanche 20 juin 2004, de 18h à 20h
Intitulé : “C’était en 1985, c’était au Centre Pompidou, Jean-François
Lyotard montrait de l’art numérique pour la première fois dans une exposition
d’envergure. Des minitels s’exhibaient aux «Immatériaux». Vingt ans ont passé
depuis. À quoi ressemblerait une exposition d’art numérique moderne ? Troisième
Œil (r)ouvre le débat en programmant trois séances dédiées aux conservateurs,
aux scénographes et aux artistes impliqués sur la scène digitale.”
Introduction : L'inclinaison au pragmatisme est assez répandue
chez les membres du collectif
Téléférique
et peut être chez beaucoup d'autres personnes ici en ces temps de vaches
maigres. Nous aborderons donc Téléférique d'un point de
vue pragmatique, sa viabilité puisqu'après tout ce fût la
question qu'on nous posa lorsqu'on nous a proposé de participer à
cette rencontre: Comment arrivez vous à rester en vie ? Notre collectif
n'a que 5 ans... Vingt ans après l'exposition “les immatériaux”
en 1985, l'omniprésence des technologies dans notre quotidien est devenue
pourtant bien réelle voire matérielle. Le faible coût de
l'informatique permet de s'autonomiser facilement, d'acheter un
serveur
propre et d'initier des projets sans dépendre systématiquement
de soutiens financiers extérieurs. Tous les
membres
de Téléférique (11 participants et 15 invités depuis
1999) travaillent chez eux avec un ordinateur et depuis 2 ans notre site Web
est hébergé sur notre propre serveur Linux autogéré
dont l'administration est assurée par Makoto Yoshihara. Comme d'autres
artistes dans notre cas, Internet est pour
Téléférique
à la fois un espace de production, de distribution et d'archivage. L'omniprésence
de la communication comme espace social et politique nous incite a expérimenter
des formes collectives. Il ne s'agit pas seulement de nous rassembler puisque
nous le sommes d'emblée en étant constamment connectés,
ni de trouver une thématique comme le ferait un commissaire d'une exposition
collective avec des artistes isolés les uns des autres mais surtout de
cultiver nos différences, mettre du piment dans notre vie de couple...
L'expression “laboratoire des différends” employé par
Jean-François Lyotard dans le catalogue des immatériaux à
propos de l'épreuve d'écriture garde donc tout son sens pour nous
aujourd'hui.
- Formes collectives de diffusion (en ligne et hors ligne)
- Le téléchargement : Métaphore du téléférique,
transporter des données, les mettre à disposition :
- Tuboïd,
Driessens & Verstappen, 2001 (programme de navigation dans un
tunnel auto-généré)
- Thadgavin,
Thaddaeus Frogley et Gavin Buttimore, 2001 (compétition du
code source le plus improbable)
- Fichiers PNG
du Dindon, 2002-2004 (dessins)
- La démo : Faire la démonstration de programmes
entre outils et objets :
- Démo07,
8, 9 et 10 décembre 2000, Paris, avec Olivier Huz, Jeff Guess
& Kevin McCoy, Christophe Guillon, Patrick Bernier et Olive
Martin, Sonia Marques, Eric Arlix, Antoine Schmitt, Robin Fercoq,
Makoto Yoshihara, Etienne Cliquet (deux vidéos-projections
de 6m x 5m).
- Démo13,
janvier 2002, projet collectif (CD-Rom au format carte de visite
distribué au gré de rencontres et démos réalisées
dans la ville de Marseille avec des ordinateurs portables et à
Paris).
- La lecture collective : Lire ensemble des textes qui défilent
avec le logiciel "reader" :
- Formes collectives d'archivage
- Le FTP (File Transfert Protocol) et l'esthétique par défaut
:
- Les photos souvenirs de groupe : A l'initiative de Sonia Marques,
clichés des démos et des preparatifs, transports de matériel,
rencontres :
- Démo11,
avril 2001, St Denis (capture de la lumière et l'humeur des
gens)
- Le pot à miel, le démon: scanner en continu des
informations sur Internet :
- News
du site Téléférique (veille des derniers fichiers
sur le serveur)
- HiddenCam,
2003-2004 (capture du mouvement de la souris)
- Carte3D
du site, 1990-2000, Robin Fercoq, plugin cortona
- Formes collectives de production
- La programmation de logiciel : objet et outil à la fois
:
- lOOp,
Makoto Yoshihara, 1999-2002 (jouet sonore et instrument de musique)
- WikLink,
Erational, 2002 (outil de partage de liens)
- Reader,
projet collectif, 2003-2004 (outil de temporisation du texte à
l'écran)
- Le beta-test : Tester une interface :
- Tapioca,
projet collectif, novembre 2003 (épuiser un groupware ou
collecticiel).
- Demo
print, mai 2003 (épuiser une imprimante).
- La connexion : Partager la mémoire et le calcul des
machines en réseaux :
- Cluster,
mars 2002 (jeux sur la topologie réelle et virtuelle des
ordinateurs)
- L'automatisation : générer automatiquement des
formes, des sons, des textes :
- Reload,
Robin Fercoq, 2002 (programme générateur d'autres
programmes)
- Gammes~2002,
Janvier 2002 (gammes et tendances de formes automatisées)
Copyright
Téléférique
1999-2004 -
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N.B : Cécile Vendrely dans son mémoire relève qu'on décèle
les intentions métaphoriques du collectif Téléférique
à la lecture de la définition qu'en donne le dictionnaire : "
Les transports au sol nécessitent la réalisation d’une infrastructure particulièrement
coûteuse lorsque le relief est tourmenté, par exemple dans les régions montagneuses.
Les véhicules terrestres circulant sur route ou sur une voie ferrée ne peuvent
franchir des rampes trop raides et doivent emprunter des itinéraires d’une longueur
parfois importante, comportant de nombreux ouvrages d’arts tels que viaducs
ou tunnels. Par ailleurs, le climat qui règne en montagne rend souvent les routes
difficilement praticables, du fait de l’enneigement (…) le téléférique est,
dans ce cas, le mode de transport le plus avantageux car il permet de relier
directement deux points (…) ".