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Contrairement à des groupes comme le G.R.A.V.35 où les artistes qui le représentaient, constituaient un tout sans distinction individuelle, Téléférique représente des artistes qui agissent en leur nom au sein d'un collectif et il n'est pas question de travailler au seul nom de Téléférique. Les œuvres d'Etienne Cliquet, Sonia Marques, Makoto Yoshihara et Robin Fercoq sont visibles seulement par le biais de ce site, mais les œuvres des autres artistes peuvent être visibles ailleurs soit dans des sites personnels, soit dans d'autres sites d'art numérique. De plus, Téléférique profite des manifestations off line du collectif pour inviter différents artistes indépendants au groupe qui au cours d'une soirée proposent une démonstration de leurs travaux. Cette association momentanée avec des artistes peut engendrer des collaborations plus importantes par la suite.

2.2. Un bureau collectif en réseau.

En plus d'être un engagement par rapport au système de l'art, créer un collectif d'artistes et mettre en ligne un site sur Internet demande une organisation rigoureuse et une motivation exemplaire : Etienne Cliquet et Sonia Marques travaillent dans ce but. Pour avoir le plus d'autonomie possible, ils ont délibérément donné un statut associatif à Téléférique régie par la loi 1901 qui leur confère une certaine liberté d'action et ont choisi le mode de fonctionnement de leur collectif : Téléférique n'existe pas uniquement en ligne mais se définit comme un bureau collectif en réseau dont le site est la base de travail.

Le concept du réseau dans l'art n'est pas né avec l'expansion d'Internet mais existe depuis les premières préoccupations liées à des mouvements qui ont anticipé le cyberart comme le mail art qui expérimente dès 1962 l'idée d'un réseau international ouvert et à l'esthétique de la communication dans les années 1970. Aujourd'hui, le réseau se développe surtout par le biais de l'Internet. Peut-être de façon un peu réductrice, certains disent que la véritable valeur d'un réseau réside moins dans l'information que dans la communauté qu'il forme (quand d'autres disent au contraire que l'information prime avant tout), mais nous constatons qu'avec le mode de communication qu'est Internet, il n'existe plus de frontière et il est désormais plus facile de collaborer avec des artistes des quatre coins du monde.
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35
Cf. C. MILLET, l'art contemporain en France, Paris, déc.1995, éd. Flammarion, page 63. La dissolution du Groupe de Recherche d'Art Visuel est prononcé par François Morellet en 1968 après que Julio Le Parc, l'un des fondateurs du G.R.A.V., reçoit seul le Grand prix de la Biennale de Venise en 1966.

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